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mardi 26 janvier 2010
mardi 19 janvier 2010
Jour 9
L'activité en ville est toujours aussi impressionnante. Je trouve ça moi-même plaisant de m'installer un moment dans les hauteurs afin d'observer le Cimetière dans son ensemble. Les moins bavards participent activement à l'amélioration de nos remparts ou à la transformation de ressources, tandis que les plus agités ont ce besoin vital de se dégourdir les pattes en expédition.
Le bruit provoqué par les pelles qui s'entrechoquent avec le sol pierreux peut être perçu comme une parfaite harmonie par les plus mélomanes, ou au contraire peut être rapidement agaçant aux oreilles de tous ceux et celles qui sont fatigués et tendus. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux.
Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour divertir les personnes les plus à cran, on a même monté une pièce de théâtre qui a été un flop total étant donné la médiocrité des acteurs présents dans le bidonville. Seul MrT, qui est plutôt bon public, a su apprécier la prestation, malgré des signes d'ennui flagrants tout au long de la représentation.
Face à toute cette agitation, certains ont du mal à tenir le coup. Le fait de voir des gens s'agiter en permanence, c'est vrai que c'est épuisant. On a tenté de comprendre les raisons du suicide de Dinofee hier soir, en vain. La lutte pour la survie étant un travail de tous les instants, elle devait être trop faible et n'a pu faire face à tant de stress. Les animations ont donc été remises en cause dans leur ensemble. J'ai détruit de mes propres mains la roue de la fortune que je m'étais tant embêté à fabriquer. On a même mis en place une cellule d'aide psychologique pour parer à un futur événement du genre.
Certains parlent même de tabula rasa, détruire pour mieux reconstruire, voilà comment je vois les choses du haut de ma tour en cette soirée orageuse.
Teia
Le bruit provoqué par les pelles qui s'entrechoquent avec le sol pierreux peut être perçu comme une parfaite harmonie par les plus mélomanes, ou au contraire peut être rapidement agaçant aux oreilles de tous ceux et celles qui sont fatigués et tendus. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux.
Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour divertir les personnes les plus à cran, on a même monté une pièce de théâtre qui a été un flop total étant donné la médiocrité des acteurs présents dans le bidonville. Seul MrT, qui est plutôt bon public, a su apprécier la prestation, malgré des signes d'ennui flagrants tout au long de la représentation.
Face à toute cette agitation, certains ont du mal à tenir le coup. Le fait de voir des gens s'agiter en permanence, c'est vrai que c'est épuisant. On a tenté de comprendre les raisons du suicide de Dinofee hier soir, en vain. La lutte pour la survie étant un travail de tous les instants, elle devait être trop faible et n'a pu faire face à tant de stress. Les animations ont donc été remises en cause dans leur ensemble. J'ai détruit de mes propres mains la roue de la fortune que je m'étais tant embêté à fabriquer. On a même mis en place une cellule d'aide psychologique pour parer à un futur événement du genre.
Certains parlent même de tabula rasa, détruire pour mieux reconstruire, voilà comment je vois les choses du haut de ma tour en cette soirée orageuse.
Teia
lundi 11 janvier 2010
Cimetière de la Pelle Oubliée, Jour 3.
Depuis notre arrivée ici, de multiples discussions ont pris place dans notre bidonville, et hormis notre compétence à être très doués dans le grattage du sol, il s'avère également que nous avons pour beaucoup un point commun : l'amour de la bonne nourriture. Il faut dire aussi que les repas à base de biscuits rances et les brochettes de rat commencent déjà à nous lasser. Et lors des repas, chacun y va de sa petite remarque, la bave au lèvres ... « mmmh un steak de chaton ! », « un coulis de melons d'intestins mmmmmh ! ». On a donc décidé d'élire les citoyens plus aptes à être désignés en tant que cuisiniers pour le reste de la ville. Les plus expérimentés dans le domaine étant Sterenn, Kerwyn et moi-même. On a monté un petit atelier cuisine au sein de la ville où chacun possède un rôle précis. J'ai essayé de les convaincre de cuisiner nus, car c'est tellement plus agréable et cela pourrait être notre spécificité. Mais d'après eux, le soleil m'a trop tapé sur le crâne pendant ma journée de fouilles dans l'Outre-Monde, et il était préférable que je me repose.
Je me suis donc reposé, et je me suis réveillé en sursaut avec des drôles d'images dans la tête, et me rappelant avoir vu la veille un vieux four traîner aux alentours de la ville. Je suis donc sorti illico le chercher afin de voir s'il était possible de le remettre en état, et, Ô miracle ! C'est une totale réussite, on enchaîne la créations de bons p'tits plats, et personne n'a encore été malade. Touchons du bois !
Sur le chemin de mon retour en ville, le four sous le bras et mon sac gorgé de ressources, j'ai pu assister à une scène peu banale. Aker fouillait aux environs de la ville à la recherche de souches de bois et de débris métalliques supplémentaires, quand Max arriva, la bave aux lèvres et se jeta sur Aker. Il paraissait comme étant possédé, un sourire narquois jusqu'aux oreilles, pendant qu'il assénait de coups le fouineur, trop surpris pour se défendre. Tandis qu'il s'acharnait sur la victime, il hurlait des noms, il les répétait, inlassablement.
Je n'avais jamais entendu parler de ces personnes, d'où ma stupeur et mon incompréhension. Le temps que j'arrive à proximité de la scène, Max s'était déjà enfui en ville en ricanant. Aker quant à lui était au sol, blessé et mal en point. Le reste des citoyens fut rapidement mis au courant de la situation, beaucoup d'incompréhension et de colère se lisait dans leurs visages. Max était retourné dans sa tente, il semblait apaisé et s'amusait avec une chaîne et tenait d'étranges propos.
La décision de l'exclure de la ville a tout d'abord été prise, le temps que l'on sache ce qu'on allait faire de lui. Le donner en tant que nourriture pour les zombies a tout d'abord semblé être la meilleure solution. Ses crises hystériques et fanatiques pouvant se reproduire à tout moment, il fallait rester prudents. C'est alors que la solution de le faire cuire dans le four fraîchement ramené apparût comme étant la meilleure. On allait le pendre au préalable, avant de le faire cuire, afin qu'il soit transi et raide, et qu'il nous fournisse une viande ferme. La chair tendre, on laisse ça aux faibles. Gantzer était même prêt à parier, que lorsque l'on pend quelqu'un, le pendu se défèque pitoyablement dessus en vivant son dernier souffle. Les paris allaient bon train, un rien nous amusait, malgré la tension palpable.
A l'heure où j'écris ces quelques lignes, Max est toujours en vie, satisfait de son acte. Son apaisement actuel laisse difficilement croire qu'il a été capable d'actes de telle folie et de telle barbarie le jour même. De toutes façons, les temps sont trop durs pour qu'on laisse place au moindre doute, il devait mourir ce soir, et il le savait.
Je retourne voir les autres citoyens pour assister à la pendaison, je ne manquerais ça pour rien au monde ! Enfin un moment de joie et de détente convivial, suivi d'un banquet à la viande humaine délicatement préparé par votre serviteur ...
Teia, la folie gronde, mais on ne se laissera pas abattre, ça non !
Teia
Je me suis donc reposé, et je me suis réveillé en sursaut avec des drôles d'images dans la tête, et me rappelant avoir vu la veille un vieux four traîner aux alentours de la ville. Je suis donc sorti illico le chercher afin de voir s'il était possible de le remettre en état, et, Ô miracle ! C'est une totale réussite, on enchaîne la créations de bons p'tits plats, et personne n'a encore été malade. Touchons du bois !
Sur le chemin de mon retour en ville, le four sous le bras et mon sac gorgé de ressources, j'ai pu assister à une scène peu banale. Aker fouillait aux environs de la ville à la recherche de souches de bois et de débris métalliques supplémentaires, quand Max arriva, la bave aux lèvres et se jeta sur Aker. Il paraissait comme étant possédé, un sourire narquois jusqu'aux oreilles, pendant qu'il assénait de coups le fouineur, trop surpris pour se défendre. Tandis qu'il s'acharnait sur la victime, il hurlait des noms, il les répétait, inlassablement.
Je n'avais jamais entendu parler de ces personnes, d'où ma stupeur et mon incompréhension. Le temps que j'arrive à proximité de la scène, Max s'était déjà enfui en ville en ricanant. Aker quant à lui était au sol, blessé et mal en point. Le reste des citoyens fut rapidement mis au courant de la situation, beaucoup d'incompréhension et de colère se lisait dans leurs visages. Max était retourné dans sa tente, il semblait apaisé et s'amusait avec une chaîne et tenait d'étranges propos.
La décision de l'exclure de la ville a tout d'abord été prise, le temps que l'on sache ce qu'on allait faire de lui. Le donner en tant que nourriture pour les zombies a tout d'abord semblé être la meilleure solution. Ses crises hystériques et fanatiques pouvant se reproduire à tout moment, il fallait rester prudents. C'est alors que la solution de le faire cuire dans le four fraîchement ramené apparût comme étant la meilleure. On allait le pendre au préalable, avant de le faire cuire, afin qu'il soit transi et raide, et qu'il nous fournisse une viande ferme. La chair tendre, on laisse ça aux faibles. Gantzer était même prêt à parier, que lorsque l'on pend quelqu'un, le pendu se défèque pitoyablement dessus en vivant son dernier souffle. Les paris allaient bon train, un rien nous amusait, malgré la tension palpable.
A l'heure où j'écris ces quelques lignes, Max est toujours en vie, satisfait de son acte. Son apaisement actuel laisse difficilement croire qu'il a été capable d'actes de telle folie et de telle barbarie le jour même. De toutes façons, les temps sont trop durs pour qu'on laisse place au moindre doute, il devait mourir ce soir, et il le savait.
Je retourne voir les autres citoyens pour assister à la pendaison, je ne manquerais ça pour rien au monde ! Enfin un moment de joie et de détente convivial, suivi d'un banquet à la viande humaine délicatement préparé par votre serviteur ...
Teia, la folie gronde, mais on ne se laissera pas abattre, ça non !
Teia
vendredi 8 janvier 2010
Cimetière de la Pelle Oubliée, Jour 2
Le nom donné à notre bidonville a été accepté par tous, et désormais chacun a dans la bouche le nom de ce fameux Cimetière. L'ironie de ce nom a pris tout son sens dans la nuit, lorsque les Hordes vinrent marteler avec leurs membres décharnés nos maigres défenses faites de bric et de broc. Cependant notre muraille a tenu bon, et l'ensemble des citoyens contribue avec toute l'énergie possible à l'amélioration de nos défenses.
L'espoir de survie reste pourtant limité et cela se ressent chez les survivants les moins tenaces psychologiquement. « Mouais, pour sûr qu'on va tous crever demain soir », a commenté le citoyen Nathoule, sceptique. Le moindre élan de pessimisme créé immédiatement une vague de tensions, et l'accumulation de ce stress est, par chance, bénéfique. Du moins pour l'instant. L'esprit général est résolument communautaire, chacun a son mot à dire et chacun est à l'écoute.
L'exploration de l'Outre-Monde se poursuit, dès l'aube, chaque parcelle de terrain est soigneusement ratissée. Des groupes d'expéditeurs se forment pour plus d'efficacité, des bâtiments enfouis ont même été déterrés par les plus chanceux d'entre nous. Des piles de débris divers commencent à s'accumuler aux alentours de la ville, la vision de l'Outre-Monde depuis notre Cimetière est des plus apocalyptiques. L'absence de végétation, la poussière, les ruines de bâtiments et les monticules de tôles et autres amoncellements de planches laissent difficilement paraître que des hommes et des femmes vivaient paisiblement ici, avant que l'horreur ne se produise.
Nous sommes dans une véritable fourmilière, tandis que certains commencent à s'approprier la plaine désertique avoisinante et ramènent des ressources diverses, d'autres, plus manuels, bâtissent des édifices tous aussi bancals les uns que les autres. D'autres encore s'attellent à la transformation de ressources. Avec les deux vieilles scies à métaux rouillées ramenées dès la première journée par Brounie et Keao, on a même pu faire en sorte d'optimiser davantage la production de ressources de base. Nous allons construire de grandes choses !
Je vous laisse déjà, chers lecteurs, les fouilles dans l'Outre-Monde n'attendent pas, et même si nous sommes très efficaces et que nous ne laissons que très peu de zones inexplorées ; je dois user ma pelle au lieu de me reposer contre ce rocher et de prendre le temps d'écrire mon journal ... qui ne sera peut-être jamais lu par personne.
Teia
L'espoir de survie reste pourtant limité et cela se ressent chez les survivants les moins tenaces psychologiquement. « Mouais, pour sûr qu'on va tous crever demain soir », a commenté le citoyen Nathoule, sceptique. Le moindre élan de pessimisme créé immédiatement une vague de tensions, et l'accumulation de ce stress est, par chance, bénéfique. Du moins pour l'instant. L'esprit général est résolument communautaire, chacun a son mot à dire et chacun est à l'écoute.
L'exploration de l'Outre-Monde se poursuit, dès l'aube, chaque parcelle de terrain est soigneusement ratissée. Des groupes d'expéditeurs se forment pour plus d'efficacité, des bâtiments enfouis ont même été déterrés par les plus chanceux d'entre nous. Des piles de débris divers commencent à s'accumuler aux alentours de la ville, la vision de l'Outre-Monde depuis notre Cimetière est des plus apocalyptiques. L'absence de végétation, la poussière, les ruines de bâtiments et les monticules de tôles et autres amoncellements de planches laissent difficilement paraître que des hommes et des femmes vivaient paisiblement ici, avant que l'horreur ne se produise.
Nous sommes dans une véritable fourmilière, tandis que certains commencent à s'approprier la plaine désertique avoisinante et ramènent des ressources diverses, d'autres, plus manuels, bâtissent des édifices tous aussi bancals les uns que les autres. D'autres encore s'attellent à la transformation de ressources. Avec les deux vieilles scies à métaux rouillées ramenées dès la première journée par Brounie et Keao, on a même pu faire en sorte d'optimiser davantage la production de ressources de base. Nous allons construire de grandes choses !
Je vous laisse déjà, chers lecteurs, les fouilles dans l'Outre-Monde n'attendent pas, et même si nous sommes très efficaces et que nous ne laissons que très peu de zones inexplorées ; je dois user ma pelle au lieu de me reposer contre ce rocher et de prendre le temps d'écrire mon journal ... qui ne sera peut-être jamais lu par personne.
Teia
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