Un nuage de poussière, comme si on fouillait le sol... On dit que cette Ville ne serait constituée que de Fouineurs...

dimanche 31 janvier 2010

J22

- Ils sont de retour !
- Ils sont de retour !

Mr Twilinghast affolé court dans les allées de notre camp fortifié en hurlant la mauvaise nouvelle à qui veux bien l'entendre et même aux autres...

Crise de nerf ou sombre réalité ?

J'avale quatre à quatre les marches menant à notre tour d'observation préférant me faire moi même un avis sur la question.
Effectivement, ces enfoirés de putrides grouillent à perte de vue, recouvrant l'horizon dans toutes les directions, nous promettant une mort certaine d'ici peu.

Vingt deux jours que nous nous sommes réfugiés ici.
La liesse des premiers jours a laissé place à une incertitude grandissante. Combien de temps encore pourrons-nous espérer les repousser ?

Le désespoir gagne la ville.
Nos ouvriers sont désœuvrés, et comme chacun sait, l'inactivité finit par saper le moral des troupes.

Cela fait maintenant quatre jours que nos ingénieurs n'ont pas réussi à pondre un plan de chantier correct pour améliorer nos défenses. A croire que nous avons épuisé leurs ressources en premier.
Durant près de vingt jours, ils ont rivalisé d'ingéniosité, mis au point de nouveaux systèmes défensifs, ont permis la réalisation de projets qui paraissaient totalement insensés lorsqu'ils nous les ont proposés. Et aujourd'hui plus rien...
Il n'y en a pas un seul capable de nous donner le moindre espoir.
Chacun a encore une ou deux petites idées en réserve mais rien de vraiment intéressant apparemment. Pour une fois ils sont unanimes, ces constructions ne seront jamais assez solides pour passer la nuit alors à quoi bon ?!

Quatre jours sans idées c'est plus qu'il n'en faut pour que nos ouvriers sombrent dans la drogue et la dépression.
Les tensions s'accumulent, suspicions et provocations sont maintenant monnaie courante. Les rixes sont quotidiennes, à croire qu'il vaut mieux s'entretuer plutôt que de se faire dévorer...

Préoccupé par la situation, le général Cursed Wolf a bien tenté de leur donner quelques directives pour leur fair oublier leur triste quotidien : "Transformez des ressources à l'atelier jusqu'à nouvel ordre !".
Mais ils ne sont pas encore tous fous, ils se rendent bien compte qu'il n'y a plus d'espoir, qu'il n'y a plus rien à faire et que nous croulons sous les matériaux que nous n'utiliserons malheureusement jamais...

Pour se changer les idées, certains ont tenu à nous accompagner en expédition. Teia, en vrai guide de l'outre monde, s'est chargé de diriger tout ce petit monde vers un ancien site de fête foraine. Un peu de tir sur ballons et un petit tour de train fantôme, un joli programme pour une première sortie.
Heureusement qu'il a eu la présence d'esprit de vérifier leur paquetage avant de sortir... Entre ceux qui n'étaient parti que pour un pique nique avec juste un sandwich en poche et ceux qui avaient paré à toutes les situations possibles blindant leur sac de bandages, d'ouvre boite, de tournevis... on sentait bien qu'ils n'avaient jamais parcouru le désert.
Teia s'est un peu arraché les cheveux mais a réussi à ramener tout le monde au camp.

Pendant ce temps là, avec Dhoy et Haargnold, nous avions pensé que nos chances de survie s'amélioreraient si nous exterminions massivement les zombies.
Nos derniers relevés faisaient état d'une forte concentration de putrides dans le secteur Nord Ouest et nous avions donc décidé de mener une action punitive pour se débarasser de cette menace.
A l'arsenal, nous avons été rejoints par Phybz, Gantzer et Midvari qui avaient eu vent de notre projet et souhaitaient assumer leur part du sale boulot.
Il a fallu se rendre à l'évidence, notre arsenal n'est pas encore assez développé pour que nous sortions tous les six en même temps.
Qu'à cela ne tienne, nous avons formé deux équipes et organisé un concours entre nous pour savoir qui serait le légendaire sanguinaire.
Bombes à eau explosives, aquasplashs, tronçonneuse, pistolets. C'est ainsi équipé que nous avons traversé le désert et la horde. Nous en avons massacrés plus de deux cent et c'est avec une certaine fierté que nous sommes rentrés couvert de sang en ville.

Quelle déception de voir que notre massacre à la tronçonneuse se solde par un échec.
Mr Twilinghast a raison, ils sont revenus, toujours plus nombreux.

- Faites chauffer la tronço, y'a du taf !



Ben52

mardi 26 janvier 2010

Jour 18: Cimetière de la pelle oubliée

Mes amis, l'heure est grave. Alors que le mal sévit parmi nous, qu'Aker a semé le trouble et le désordre, nos principaux leaders, pris de panique et convaincus que leurs pelles serviraient bientôt à creuser leur propre tombe ont fui leur fonction. JE DÉNONCE CETTE FAIBLESSE car si nous n'avons pas état fort, la porte sera ouverte à toutes les sortes de bassesses que nous avons connues jusqu'à présent. C'EST POURQUOI IL FAUT IMPÉRATIVEMENT AGIR!!!

Je ne laisserai en aucun cas cette ville tomber entre les mains des malfrats qui se sont tout permis jusqu'à présent, laissant ainsi une grande place à la drogue, l'alcool et la décadence, achetant ainsi votre intégrité au prix du luxe. Sachez que désormais, la corruption n'a plus sa place dans cette ville. Nous assistons à un tournant, les fouineurs deviendront les plus grands héros que hordes ait jamais connus et je vous garantis que lorsque le cimetière de la pelle oubliée tombera, chacun se souviendra de cette ville comme la plus héroïque! Chaque habitant sera un véritable héros, et les gardiens et les éclaireurs ne seront que des pions pour montrer notre grandeur!


Bien sur, tout a un prix et la victoire aussi. C'est pourquoi il a fallu attendre que deux héros Smoof et Krokie, dont nous construirons des statues sur la place principale en souvenir de leur grandeur, meurent pour réagir comme il le faut. Aujourd'hui, pour éviter que des incidents tels que celui-ci se reproduisent, pour mettre fin aussi à toute cette corruption, toutes ces vendettas, j'ai décidé de prendre le pouvoir.
Pour qu'un état soit fort, il faut que son chef soit aimé, c'est pourquoi toute atteinte verbale ou physique à ma personne sera punie DE MORT! De plus, je garantis à toute opposition une nuit magnifique dans l'abri de chantier qui se trouve au nord est de la ville.
C'est un tournant auquel nous assistons aujourd'hui, et il faut que chacun puisse dire: "oui nous avons connu des coups durs, mais après la prise de pouvoir de Wolf le magnifique, l'unité était parfaite, nous nous aimions, et c'est grâce à ça que nous avons survécu et sommes allés si loin"
Vous avez la volonté de finir ce Choc des Héros comme il se doit? Alors écoutez la voix de la sagesse et je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus. Je vous communiquerai dès demain mes projets pour faire en sorte que cette ville soit de loin la plus organisée.


Vive Votre Chef, Vive Wolf !



CursedWolf

Jour 18 - Vendetta

Un mal de crane assourdissant me réveilla alors que le soleil était déjà haut dans le ciel.
Les marteaux des ouvriers résonnaient sur les murs de la ville, s'amplifiant pour finir de me torpiller le cerveau.
Tant bien que mal, je me mis sur pieds. Les yeux embués, la bouche pâteuse, une nouvelle fois je pestais contre l'alcool frelaté d'Haargnold.

Il était temps de sortir, de s'activer vainement dans l'illusion de repousser les putrides.

Habillé mais loin d'être frais, mes pas me conduisirent chez Smoof, mon frère d'arme. Impossible d'entreprendre quelconque tache tant que les rouages de ma cervelle ne se seraient pas remis en mouvement.
J'avais besoin d'entendre ce qu'il s'était passé en ville pendant mon absence comateuse tout en espérant pouvoir profiter d'un bon bout de fromage.

Malheureusement, en lieu et place d'une bonne tartiflette fumante, c'est une porte close qui m'attendait. Naturellement, je me rendis chez Krokie, sur de le retrouver dans son taudis en train de refaire le monde comme à leur habitude.

Un silence de mort s'échappait de la porte ouverte de la demeure de Krokie.
Intrigué, je jeta un coup d'oeil rapide à l'intérieur.
Pas de Krokie, mais un Gantzer en larme, assis sur le lit. Ses larmes souillaient une à une une vieille photo de Krokie prise lors du rituel qui avait suivi son passage à l'âge adulte.
Pourquoi Gantzer le boute en train se liquéfiait-il ?
Je pénétra dans l'antre obscur et sombre, prêt à me moquer du triste sir. Krokie l'avait-elle encore rejeté ?

- Hey ! C'est pas grave puceau si elle t'as encore envoyé boulé, t'en trouveras une facile un jour.

Ma blague vaseuse n'eut pas l'effet escompté.
Les larmes de Gantzer redoublèrent d'intensité et c'est ainsi qu'il m'apprit la mort de nos amis Smoof le fromager et Krokie la noobette.

- Ils n'ont pas pu rentrer en ville à temps. Leur expédition a mal tourné. Trop d'imprévus, trop de zombies, trop longue...
Mais tu les connais, ils aimaient le risque...

Estomaqué, je restai sans voix.
Le coeur serré. Sans savoir pourquoi, pour me rassurer sans doute, je prononçais quelques paroles dénuées de sens.
- Oui, leur dernier rodéo. Une belle fin pour eux.
- Mieux que pendu, c'est certain sanglota-t-il.
- Pourquoi dis tu ça ?
- Hier, Young a harangué la foule, les a calomnié, insulté devant tous nos concitoyens sans que personne prenne leur défense.
- Pardon ?

Les dernières brumes désertèrent mon cerveau en un instant.
- Peux-tu me répéter ?
- Young les a trainé dans la boue, les a accusé d'être des traitres, d'avoir trompé la ville pour mieux servir leurs intérêts personnels.
Les citoyens buvaient ses paroles, ils étaient prêts à les pendre tous les deux dès leur retour.
Ils les attendaient avec une corde, Ben !!!

Mon sang ne fit qu'un tour.
Encore ce Young. Cette langue de vipère avait décidément l'insulte trop facile.
J'avais déjà eu des mots avec lui. Nous ne nous portions pas dans nos coeurs mais ses propos m'indifféraient jusqu'à ce triste jour.
Mais on n'insulte pas impunément ma famille.
Il était temps de s'expliquer.

- Viens Gantz', nous allons régler ça !

La rage avait pris le dessus.
Le sang bouillonnait dans mes veines, mes plus sombres instincts animaux refaisaient surface et il m'était impossible de les renier ou de les refouler, j'avais soif de vengeance.

D'un pas décidé nous traversâmes la ville en direction du taudis de Young, bien décidés de le passer à tabac.
Nous croisâmes Teia, qui rejoignit rapidement notre cause après quelques explications.

Finalement, nous n'allions pas le rouer de coups, la mort serait le seul moyen de laver l'affront fait à la famille.
Un détour par la banque nous permis de récupérer l'instrument de la vengeance, une belle chaine à peine rouillée.

Arrivé devant chez lui, il ne nous fallu pas longtemps pour régler nos différents.
Rien ne sert de discuter avec cet hypocrite a ajouté Gantzer.
Rapidement maitrisé, nous le portâmes jusqu'à l'échafaud de fortune construit à la hâte.
Son sort s'est réglé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Haut et court !
Pour l'honneur !
Pour la famille !

Le corps de Young gisait dans la poussière, son visage figé dans un dernier rictus hautain.
En guise d'extrême onction, je pissa sur son cadavre encore chaud et tourna les talons, l'abandonnant aux corbeaux et autres charognards.



Ben52

Jour 18


mardi 19 janvier 2010

Jour 9

L'activité en ville est toujours aussi impressionnante. Je trouve ça moi-même plaisant de m'installer un moment dans les hauteurs afin d'observer le Cimetière dans son ensemble. Les moins bavards participent activement à l'amélioration de nos remparts ou à la transformation de ressources, tandis que les plus agités ont ce besoin vital de se dégourdir les pattes en expédition.

Le bruit provoqué par les pelles qui s'entrechoquent avec le sol pierreux peut être perçu comme une parfaite harmonie par les plus mélomanes, ou au contraire peut être rapidement agaçant aux oreilles de tous ceux et celles qui sont fatigués et tendus. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux.

Nous faisons tout ce qui est en notre possible pour divertir les personnes les plus à cran, on a même monté une pièce de théâtre qui a été un flop total étant donné la médiocrité des acteurs présents dans le bidonville. Seul MrT, qui est plutôt bon public, a su apprécier la prestation, malgré des signes d'ennui flagrants tout au long de la représentation.

Face à toute cette agitation, certains ont du mal à tenir le coup. Le fait de voir des gens s'agiter en permanence, c'est vrai que c'est épuisant. On a tenté de comprendre les raisons du suicide de Dinofee hier soir, en vain. La lutte pour la survie étant un travail de tous les instants, elle devait être trop faible et n'a pu faire face à tant de stress. Les animations ont donc été remises en cause dans leur ensemble. J'ai détruit de mes propres mains la roue de la fortune que je m'étais tant embêté à fabriquer. On a même mis en place une cellule d'aide psychologique pour parer à un futur événement du genre.

Certains parlent même de tabula rasa, détruire pour mieux reconstruire, voilà comment je vois les choses du haut de ma tour en cette soirée orageuse.



Teia

Jour 7

Je ne saurai sans doute jamais ce qui me poussa, ce matin là, à entrer dans la tente de Trankill.
Mais en découvrant à l'intérieur ce bloc de papier immaculé, une furieuse envie d'écrire s'empara de moi.

Ecrire... Ecrire pour ne pas perdre la raison, pour ne pas sombrer dans les abysses du monde apocalyptique qui m'entoure...


Ca doit faire environ une dizaine de jours que nous avons trouvé refuge ici.
Seule l'attaque quotidienne de ces êtres putrides nous permet de ne pas perdre totalement la notion du temps qui s'écoule.

Malgré tout, nous sommes plutôt bien organisés pour faire face à ce terrible ennemi.
Certes il y a bien une une dispute à propos d'un pistolet à eau, chose qui pouvait paraitre si puérile autrefois! Mais ici, il est question de survie à chaque instant, nous sommes déboussolés, les repères qui guidaient nos vies antérieures se sont effacés pour laisser place à l'horreur et à une incroyable soif de survivre.


Sous l'impulsion de Ben, il a même été décidé de lancer des expéditions punitives chaque matin.
Je fut un des premiers à y participer: ça fait tellement de bien de se défouler sur ces morts vivants qui cognent à nos portes chaque soir toujours plus nombreux.

Ce fut un vrai carnage hier, j'ai dû réduire en poussière une bonne trentaine de zombies autour de notre campement. Il parait que certains de mes camarades d'infortune en ont pulvérisé plus de cinquante!


Chose amusante, RLK était tout fier de nous montrer sa dernière "invention" : il a réussi à construire une sorte de catapulte géante.
"Ca va poutrer sévère!" a t'il simplement déclaré, un sourire narquois au coin des lèvres.

Mais il nous a interdit d'y toucher, ou même de s'en approcher, lui seul pourra s'amuser avec...
A la grande deception de Brounie, qui a lancé d'un air dépité : "zut, j'aurais bien voulu balancé Yake sur la tronche des zomzoms avec la catapulte, dommage!"


Quand Teia nous a faire part de son projet de construire une fausse ville, une sorte de leurre pour les zombies juste à coté de notre camp, je me suis dit que le soleil avait dû lui taper trop fort sur le crâne, mais tout le monde a trouvé cette idée géniale...

Insensée, mais géniale.

Ne perdraient ils pas tous la raison?

Malgré tout, nous faisons face à l'ennemi.
Mais l'ennemi est-il toujours celui qu'on croit? L'ennemi n'est-il pas deja parmi nous?

L'horreur qui nous entoure semble avoir été trop dure à supporter pour Dinofee en tout cas...
Elle qui semblait depuis quelques temps sombrer doucement dans la folie a fini par avaler un cachet de cyanure.
Le regard flou, presque mélancolique de Dinofee s'est éteint en même temps que le jour.

C'est peu être mieux ainsi après tout... Choisir sa mort c'est un luxe qu'on ne peut pas s'offrir lorsque l'on a décidé de survivre à tout prix.



Dim.

Cimetière de la Pelle Oubliée, Jour 7

Sainte Souche, priez pour nous, valeureux Fouineurs. Ne considérez pas cela comme de l’égoïsme : Certes la nature nous a déjà beaucoup gâtés, mais nos esprits sont encore loin de la pureté de la Souche.
En effet… La ville connait une effervescence malsaine. Certains feront les sains d’esprits en vantant la joie ambiante, les animations bon enfant et l’amitié omniprésente qui donnent à la ville une atmosphère paisible et enivrante.

Mais ceux-là sont tout juste bons à se voiler la face. En voulant faire ma promenade quotidienne au réveil, je n’ai pas pu passer une rue sans assister à un concours de « Kikalaplugrosse » (le plus emballé était un certain Yake, qui n’avait cependant, de ce que j’ai pu voir, aucune commune mesure avec son homonyme animal) ou à une discussion à faire frémir les oreilles de la moindre petite Souchenette (une fille, une fillette !, c’était quoi son nom déjà… un truc qui se bouffe je sais, ça m’avait donné faim… bref, et qui racontait à un homme… d’un certain âge, qu’elle en avait « des plus gros que celle qui les montrait sur la place hier soir »).

Perturbant. Et choquant ! Ne sommes-nous pas censés être ensemble pour représenter avec fierté la classe des Fouineurs ? Les plus grands héros de ce monde ! Héros ! Je ne comprends pas…
Et encore, ce que je trouve de plus alarmant, c’est qu’ils trouvent cela normal. Des paroles outrancières sortent de leur bouche sans même qu’ils ne s’en rendent compte ! Exemple, j’ai assisté silencieusement à une discussion entre Midvari et Teia. Eux je les connais, ils font partie des « grosses têtes » de la ville, de ceux dont tout le monde entend parler. Hé ben, c’était pas du joli… J’ai pas trop suivi mais ils devaient certainement parler de la ville, des chantiers, tout ça. J’ai entendu le premier affirmer que « c’est bien que ça tourne un peu ». Honnêtement, je me suis demandé de quoi il parlait pendant quelques secondes, avant de me persuader que c’était mieux que je ne sache pas. Après avoir repris mes esprits, j’ai entendu le second dire, mot pour mot : « le seau de merde c’est très bon ». Désolé pour la grossièreté, mais c’est par pur soucis de transparence. Comprenez mon choc ! Des citoyens aussi respectables…

Cependant, je ne crois pas être le seul à ressentir cette atmosphère morbide. J’ai entendu parler d’une espèce de course, j’suis donc allé la voir. Quand j’arrivais, un certain Ben, grand bonhomme un peu rustique, tapait dans tout ce qu’il trouvait en grognant. « Moi au moins, je sais où traine ma femme ! Sale bande de cocus ! », c’est ce que j’ai entendu. Mais j’ai pas cherché à comprendre.

A part ça rien de spécial en ville. On a toujours pas élucider le mystère de la Souche, mais il y a tellement de fanatiques que ça me paraissait inévitable… En même temps, qui n’en rêverait pas ? Une Souche perso, sous ta tente, pour toi tout seul… C’est… Mmh… Ah ! Ca y est, cette ville m’a pervertie… Sainte Souche, ayez pitié de moi…

Ah ? Tiens, c’est l’heure. J’entends du remue-ménage vers la porte… Je les reconnais à la voix maintenant. Gantzer et RockLeeKun… Toujours les mêmes à se battre pour recevoir tous les honneurs de la fermeture. Un vrai petit couple…



Krokie